L'Élève Gilles

L'Élève Gilles | André Lafon | Le Festin
L'Élève Gilles

2010 / 160 pages / 17€ / 13,5 x 20,3 cm / ISBN : 978-2-36062-019-7
André Lafon - ÉPUISÉ

Préface de François Mauriac, postface de Jean-Marie Planes
COLLECTION LES CAHIERS DE L'ÉVEILLEUR
L’Élève Gilles est un roman de l'enfance, de la solitude et de la souffrance, de l'angoisse des nuits d'internat, des petits et grands plaisirs des vacances dans la propriété d'une tante qui le recueille, de la découverte de la nature, de la dureté des rapports entre gamins, des premières amitiés exaltées, des premières trahisons, des premières lâchetés...
> VIDÉO : Jean-Marie Planes sur "L'élève Gilles" d'André Lafon

Sommaire 

Et puis, il y a ces parents trop lointains, ce père musicien dont on ne sait trop de quel mal il souffre et que Gilles cherche à contenter de mille manières sans jamais y parvenir, cette mère aimante mais qui se consacre tout entière aux caprices de son mari – jusqu'au drame final. L'écriture, qui n’a pas pris une ride, est superbe. On pense à Musil et aux Désarrois de l'élève Törless, on pense à L'Institut Benjamenta de Robert Walser. L’Élève Gilles soutient la comparaison.
Poète et romancier né à Bordeaux, André Lafon est sans doute la figure la plus lumineuse de la "génération perdue" bordelaise du début du 20e siècle. Enfant, il passait ses vacances chez un oncle et une tante à Saint-Ciers-sur-Gironde : le domaine de La Grangère, dans L’Élève Gilles. Il sut toucher Maurice Barrès, fut l’ami de Jean de la Ville de Mirmont ou de Francis Jammes. Mais c’est avec François Mauriac qu’il partagea l’amitié la plus profonde. Ils sont peu nombreux ceux que François Mauriac, tout au long de sa vie, et chaque fois qu’il se penche sur son adolescence, nomme et célèbre avec pareille fidélité, avec une émotion qui semble toujours intacte.