L'Élève Gilles

L'Élève Gilles d'André Lafon
L'Élève Gilles

Août 2017 / 175 pages / 13,5 x 20,5 cm / ISBN : 979-10-96011-14-8
André Lafon

L’Élève Gilles (1912) est un roman de ce qu’on le nommait pas encore l’adolescence, de la solitude et de la souffrance, de l’angoisse des nuits d’internat, de la découverte de la nature, de la dureté des rapports entre gamins, des premières amitiés exaltées, des premières trahisons, des premières lâchetés... Aussi troublant que Le Grand Meaulnes qu’il précède, ce roman brille de sa lumière triste et se révèle comme un  chef-d’oeuvre oublié.

Sommaire 

Il y a ces parents trop lointains, ce père musicien dont on ne sait trop de quel mal il souffre et que Gilles cherche à contenter de mille manières sans jamais y parvenir, cette mère aimante mais qui se consacre tout entière aux caprices de son mari – jusqu’au drame final. L’écriture, qui n’a pas pris une ride, est superbe. On pense à Musil et aux Désarrois de l’élève Törless, à L’Institut Benjamenta de Robert Walser. L’Élève Gilles, pépite oubliée, soutient la comparaison.

L'auteur : Poète et romancier né à Bordeaux, André Lafon (1883-1915) est sans doute la figure la plus lumineuse de la «génération perdue» fauchée par la Grande Guerre. Il sut toucher Maurice Barrès, fut l’ami de Jean de La Ville de Mirmont ou de Francis Jammes. Mais c’est avec François Mauriac qu’il partagea l’amitié la plus profonde : tout au long de sa vie l’auteur de Thérèse Desqueyroux rappela l’importance de cette  rencontre et la beauté de ce roman qu’il préfaça et plaçait haut dans son estime.