L'infirme aux mains de lumière

L'infirme aux mains de lumiere Edouard Estaunié Le Festin Editions l'Eveilleur
L'infirme aux mains de lumière

Septembre 2016 / 160 pages / 13,5 x 20,3 cm / ISBN : 979-10-96011-00-1

Augmenté de Je dispatche Estaunié de Michel Ohl, préface d'Éric Dussert

Un soir, dans un café, de rencontre en rencontre, un homme se confie à un inconnu. Anselme Théodat, modeste employé de bureau, voit la vie lui sourire. L’amour et l’aisance heureuse lui tendent les bras. Hélas, son père meurt, lui laissant une sœur à protéger et à soigner. Adieu Bordeaux et le café familier de la Comédie, adieu le bonheur entrevu… Car, désormais, Anselme se consacrera tout entier à cette pauvre sœur malade, désespérément simple et enfantine, ignorante du monde, qui se forge une existence toute d’imagination sur laquelle la vraie vie n’a aucune prise.

À la manière d’un Emmanuel Bove, Édouard Estaunié, incomparable fouilleur d’âmes, transforme les médiocres en héros, de même qu’avec les éléments les plus simples de la vie journalière, il fait des épopées.
L’Infirme aux mains de lumière, véritable joyau de la littérature (« le plus considérable de son auteur », selon Henri de Régnier), est paru pour la première fois en 1923.

Sommaire 

L’auteur

Édouard Estaunié (1862-1942) a accompli une brillante carrière dans l’administration des Postes et télégraphes, où il demeura 34 ans. Des missions importantes furent confiées à ce technicien réputé – à qui l’on doit l’invention du mot « télécommunication » – pendant et après la Première Guerre mondiale.

Mais, après avoir choisi la grande route de la science, l’ancien élève des jésuites devenu libre penseur bifurqua pour s’engager dans une voie nouvelle, celle du roman. Si L’Empreinte, en 1896, le révéla au grand public, ses chefs-d’œuvre que sont L’Ascension de M. Balèsvre, L’Appel de la route ou Madame Clapain, l’ont fait comparer au Balzac du Cousin Pons, au Tolstoï d’Anna Karénine, et même au Barbey d’Aurevilly des Diaboliques ou de L’Ensorcelée.

Peintre admirable de « l’humble vérité » dont parlait Guy de Maupassant, Édouard Estaunié s’attache à décrire des personnages moyens, rudimentaires, évoluant dans une vie simple et tranquille, dont la solitude et le silence, lentement mais sûrement, ravagent la vie secrète.