Vieillard & Cie : Histoire de la faïence fine à Bordeaux

Veillard & Cie-Jacqueline-Dupasquier
Vieillard & Cie : Histoire de la faïence fine à Bordeaux

Décembre 2015 / 212 pages / 21 x 27 cm /  ISBN : 978-2-36062-127-9

La faïence bordelaise, tant appréciée pour sa blancheur, son brillant et ses tonalités, doit son charme particulier au décor végétal et floral dessiné directement au pinceau. Si la prospérité de la production locale s’avère relativement brève (1829-1895), elle n’en demeure pas moins brillante, unanimement célébrée et aujourd’hui très recherchée.

Jules Vieillard, succédant à David Johnston, tint un rôle déterminant dans la réussite industrielle de l’entreprise portant son nom et installée au Moulin des Chartrons. Les sujets, tout d’abord d’inspiration anglaise, aux beaux décors imprimés, en camaïeu brun, vert, rose et surtout bleu, s’adaptent bientôt au goût romantique, avec des scènes de lacs aux eaux calmes, animées de charmants personnages au premier plan.

 

Sommaire 

Puis la manufacture développa, dans sa dernière période, un orientalisme d’une étonnante richesse et d’une grande originalité, dont la conception fut confiée à Amédée de Caranza, céramiste et verrier qui avait auparavant lancé les fameux « émaux de Longwy ». Des motifs, tels que le «Panier fleuri», les «Tapisseries » ou des « Cachemires » vinrent recouvrir entièrement les pièces, certaines lignes maritimes adoptèrent même ce genre « Perse » pour la vaisselle du bord, gagnant son surnom de « Décor des Paquebots ». De fait, l’esprit d’entreprise des Vieillard leur valut récompenses et succès, non seulement à Paris où la maison tenait dépôt, mais encore au-delà des mers, notamment en direction des colonies.

L’auteur
Historienne de l’art, conservateur en chef honoraire du patrimoine, Jacqueline du Pasquier a été conservateur en chef du musée des arts décoratifs de Bordeaux et dirige la “Revue de Sèvres”. Dans cet ouvrage, cette éminente spécialiste de la faïence fine retrace avec maestria l’histoire et le succès phénoménal obtenus par la manufacture Vieillard, laquelle employa jusqu’à 700 ouvriers et fut unanimement célébrée dans le monde entier. Les pièces reproduites dans cet ouvrage proviennent de collections privées et du musée des arts décoratifs de Bordeaux, dont est relatée pour la première fois, la constitution de sa magnifique collection.