Locomotives

Locomotives
Locomotives

Jean-Richard Bloch
Mai 2019 /  80 pages / 12 x 16,5 cm / ISBN : 978-2-36062-235-1

Préface d’Alain Quella-Villégier - Collection Petites variations
Sans autre explication que sa curiosité et l’envie de réaliser un rêve d’enfant, le narrateur saute dans la locomotive 4241, avec en poche un permis de circuler sur les machines, sous les yeux étonnés des autres voyageurs.
Cette courte nouvelle au rythme effréné est autant un document exceptionnel qu’un morceau de bravoure d’un écrivain qui reste à redécouvrir.

Sommaire 

Il prend place aux côtés du mécanicien et du chauffeur, fiers de réaliser exceptionnellement la liaison entre Brive et Limoges. Et c’est une épopée du rail qui commence : son compagnon de voyage, surnommé Camille, lui montre les coulisses de la puissante machinerie durant les quelques heures du trajet, au milieu de la vapeur, du charbon et des secousses. Aux sifflements des locomotives se mêlent les souvenirs des hommes, notamment de la guerre 1914-1918 encore proche. Accélérations records, tunnels, voyages de nuit, haltes dangereuses et changements de trains : quatorze heures ont passé depuis le départ. À l’arrêt de Gannat, le narrateur descend une dernière fois de la locomotive et se mêle à la foule des voyageurs, le visage couvert de suie. La machine repart, et Locomotives termine son voyage.

L’auteur : écrivain communiste et engagé, Jean-Richard Bloch (1884-1947) découvre le socialisme à l’adolescence. Il fonde dès 1910 la revue L’Effort, qui devient rapidement L’Effort libre, et collabore à L’Humanité, La Vie Ouvrière et Clarté. Il participe à la création de la revue Europe en 1923 et en 1937, co-fonde avec Aragon le quotidien Ce Soir, qui sera tiré jusqu’à 260 000 exemplaires. Miraculé mais meurtri par de graves blessures lors de la guerre de 1914-1918, Jean-Richard Bloch devient pacifiste. Pendant la Seconde Guerre mondiale, d’abord résistant, il se réfugie ensuite en URSS et ne reviendra en France qu’à la fin du conflit.
Président de la Ligue des Droits de l’homme de la section de Poitiers, engagé dans la lutte antifasciste, il devient conseiller de la République du groupe communiste en 1946. Durant les quelques mois précédant son décès, il est également vice-président de la commission chargée des affaires étrangères. Très présent dans le milieu culturel, il compte parmi ses amis Louis Aragon, André Gide ou André Malraux.
Jean-Richard Bloch a vécu à Poitiers, à «La Mérigote», aujourd’hui Villa Bloch, propriété de la Ville de Poitiers, réhabilitée en résidence d’artistes.